J'en ai trouvé des tas des raisons pour te haïr, te détester plus que tout. J'ai trouvé plein de défauts partout, j'ai cherché dans les coins, les recoins, dans tes yeux, ces traîtres, s'amusant et brillants. J'ai soulevé plein de poussières, vu plein de failles sur les murs, de ratures sur mes cahiers, de tâches sur mes vêtements. J'ai couru, vite, je suis allée très loin. Le chemin était rempli de cailloux, ces cailloux qui ressemblaient à des petits poignards, disposés méthodiquement de part et d'autre de la ligne qui était tracée devant moi. Des faux pas, des bousculades, de l'alchimie, des chutes. Il y avait toi, moi, et cette relation privilégiée qu'on entretenait, pour différentes raison. Tes regards étaient pour moi, mais pour les autres aussi. Mais les miens se dirigeaient seulement vers toi. J'ai trouvé des tas de raisons pour tourner la page, effacer ces ratures, réparer ces failles, laver ces taches. L'ignorance était une évidence. Et puis comme d'habitude, tu joues l'obstacle entre moi et ma vie, tu rentres dedans et tu fais comme chez toi, tu éparpilles tes affaires un peu partout, tu y es dans les moindres recoins. Sans gène, sans peur, sans culpabilité. Tu me montre des images qui me blessent, tu me donne ta main qui me rassure, et tu me laisse, et tu reviens, et tu me laisse. Et tu joues à qui fera le plus mal, et tu joues avec des caprices d'enfant , et tu construis cette façade devant toi que je hais, que je hais tant. J'en ai trouvé des tas de raisons pour te haïr ...